Carnet de route
Randonnée du samedi 13 décembre à Courtefontaine
Le 13/12/2025 par DERRIEN Anne
Courtefontaine ! Quelle drôle d’idée pour une rando à quelques kms de Besançon ! Drôle de BONNE idée, oui !
D’abord une fontaine… ou une source… C’est-à-dire, un très joli bassin rond alimenté par deux sources et que venaient caresser les premiers rayons de soleil filtrant à travers le brouillard.
Puis le Creux-à-Pépé, gouffre de 25 mètres de profondeur. Inaccessible, il est une réserve naturelle pour la protection des chiroptères et de leur habitat. Grâce aux panneaux explicatifs, on apprend que 7 espèces de chauve-souris fréquentent la cavité. En période de transit printanier, près de 1000 individus de Minioptères de Schreibers (30 cms d’envergure quand même !) passent par le gouffre soit l’une des plus importantes colonies connues en Franche-Comté. Cette cavité constitue également un site d’hivernage pour le Grand rhinolophe (on ne dit rien sur l’envergure !).
A la fin de la rando, nous avons été reçus dans l’ancien Prieuré de Courtefontaine (XIIème siècle) qui abrite l’atelier d’un fabuleux facteur d’Orgues : Bernard Aubertin. A présent à la retraite, il a travaillé sur ce lieu avec une douzaine de personnes : ébénistes, tuyautiers, facteurs d’orgues de diverses nationalités. C’est ainsi que près d’une centaine d’orgues (dont 29 au Japon) ont été construites ou restaurées à la manufacture de Courtefontaine. Bernard Aubertin a aussi produit des dessins pour d’autres facteurs d’orgues et des relevés d’orgues anciennes notamment pour les monuments historiques.
Pendant 2 heures nous avons circulé parmi les plaques et les tuyaux d’étains, frotté les lamelles de bois de toutes tailles, caressé les peaux destinées aux soufflets, régalé nos yeux devant un remarquable travail d’ébénisterie. Petite s touches par petites touches, au fil de notre pérégrination, nous avons essayé d’appréhender la complexité de l’instrument. A la fin de notre visite, nous étions unanimes pour témoigner notre admiration devant les différents instruments encore présents dans cette manufacture et le « magicien » qui a su éveiller ces « monstres ».
Merci à François Lacaille et à Régis Girardet qui nous ont emmenés sur cette journée.







