Carnet de route
Camp d'été : la traversée du Goléon
Le 08/07/2026 par Alain Froidurot
Il y a 47 ans, au Goléon culminant à 3427 m, j’étrennais ma première corde d’alpi, 35 m en 11 mm. Pas de meilleur sommet, pour ma première course en tête de cordée, j’emmenais mon père et ma sœur. Nous avions passé la nuit dans le minuscule refuge Carraud, blottis contre un rocher. Le lendemain, nous avions chaussé les crampons quasiment au sortir du refuge à 2500 m d’altitude. Les temps ont bien changé !
Depuis, Villar d’Arène est devenu « mon » camp de base estival pour emmener en montagne Joëlle, puis mes enfants et maintenant mes petits enfants… Trop belle occasion que le camp d’été, se tenant ici, pour faire découvrir le Goléon. Le nouveau refuge (qui ne l’est plus trop !), où 5 places sont réservées, offre maintenant une halte très confortable pour l’ascension.
Nous serons 2 cordées Claudie, Anne-Cécile et moi pour la première, Serge et son petit-fils Hugo pour la deuxième. Le niveau de chacun permet d’envisager l’arête sud, que je lorgnais depuis longtemps, mais que je n’avais jamais eu l’occasion de parcourir.
En ce début juillet caniculaire, la neige a déjà disparu sur l’arête, piolet et crampons resteront au refuge. Lever à 5h pour un départ à 5h45, et après un cheminement astucieux pour gravir cette arête redressée nous arrivons sans difficultés au sommet à 9h15. La descente par la voie normale de l’arête ouest ne pose pas de problème de cheminement, il suffit de suivre l’arête. On traverse ensuite ce qu’il reste du glacier Lombard, combien de temps va-t-il encore exister ? On dévale dans les pierriers puis les alpages jusqu’au lac du Goléon pour un pique-nique dans l’un des plus beaux endroits du massif, face à la Meije et au Rateau avec le lac en premier plan. Photos bien sûr. Passage au refuge pour récupérer crampons, piolet…
Encore de bien beaux moments partagés. Merci Serge pour avoir organisé le camp d’été à Villar-d'Arène.




